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Un festival d'aphorismes au 32e colloque d'Education & Devenir - [Education et Devenir]
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"Être professionnel, c’est réfléchir aux valeurs et les partager." Le colloque organisé par Education & Devenir du 11 au 13 mars sur le thème "Quels professionnels pour les élèves aujourd’hui ?" a été l’occasion pour les intervenants de quelques formules, voire d’aphorismes, que ToutEduc a relevés. C’est ainsi que Luc Pham, DAASEN (directeur académique adjoint) a ajouté à sa définition du professionnalisme : "C’est apprendre à travailler ensemble, à débattre et repenser le triangle élèves - savoirs – professeurs."

Pour Christophe Marsollier (Inspecteur général), "c’est dans les difficultés que l’on voit les véritables compétences des acteurs. L’éthique permet de ne pas basculer dans la réactivité." Joëlle Aden (Espé de Créteil), s’interroge toutefois : "comment la professionnalisation prend-elle en compte la diversité, les perspectives sur le Monde, les univers de croyance ? Nous sommes là dans ’des angles morts’ de la professionnalisation."

"Les profs sont-ils des ’pros’ ?" se demande pour sa part Richard Étienne (université Paul Valéry), sont-ils "des agents de l’instruction publique", des auteurs, des passeurs... "Ils sont avant tout des personnes." Mais, ajoute Jean-Yves Langanay (IA), "il y a quelques années, les élèves disaient à propos de leurs professeurs : ’nous voulons de vrais adultes’, aujourd’hui ils veulent des hologrammes qui ne crient pas."

Michel Develay (Lyon-II) considère que leurs compétences professionnelles peuvent se définir comme "un savoir agir réfléchi" et pour lui, "la professionnalité est liée à cette mise à distance", ce qui passe aussi par une réflexion sur "ce qui n’est pas propre à une discipline mais donne sens une discipline", sur ce qui donne un "sentiment d’appartenance à l’universel", "une transcendance laïque". Et dans le cadre scolaire, ajoute-t-il, il n’y a pas d’un côté du relationnel, et de l’autre du disciplinaire, "car il n’y a pas de relation sans transmission". Arnaud Dubois (Université de Cergy Pontoise) ne dit pas autre chose quand il affirme qu’il n’y a pas "de relation entre maître et élèves sans rapport au savoir".

Pour Agnès Florin (Université de Nantes), "prendre en compte l’expertise des enfants, c’est une question d’éthique et de droit, un intérêt social et scientifique et un changement philosophique".

A propos du numérique, Bruno Robbes (Espé de Versailles) considère qu’il faut "éviter une pensée magique" alors que ces technologies "posent d’abord des questions pédagogiques". Anne Barrère (Paris-V) s’interroge : "ne s’agit-il pas de mettre du juvénile à l’école, alors qu’il faut mettre du scolaire ?"

Elle ajoute que "l’École manque de care" et "ne prend pas assez en compte les demandes de formation singulières" dans une dimension collective. Toutefois, pour Véronique Wozniak (inspectrice de l’Enseignement agricole), "il faut prendre en compte la sociologie des apprenants et développer des pédagogies actives et collaboratives au sein d’un collectif de travail".

Si Liliana Moyano, présidente de la FCPE, revendique pour les parents "de pouvoir parler de pédagogie et de contribuer à l’autonomie des élèves", une participante ajoute : "les professeurs sont disciplinaires, les élèves ne le sont pas" et Pierric Bergeron (Cahiers Pédagogiques) estime que "le monde des élèves est divisé entre ceux qui expriment ce qu’ils souhaitent et ceux qui cherchent à donner la bonne réponse".

Françoise Sturbaut, présidente d’Education & Devenir, retient de ce colloque le "besoin d’éthique" de la part des élèves comme des enseignants.

Propos recueillis par Claude Baudoin

Avec l’aimable autorisation de TOUTEDUC.

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