Depuis trente ans, l’Education Prioritaire tente de trouver
des solutions aux difficultés des élèves qui y sont scolarisés. Mais en
trente ans, les évolutions du pilotage politique ont plusieurs fois
modifié les approches et les priorités.
Aujourd’hui, quels leviers actionner pour réussir une nouvelle étape ?
« Individualisation », « personnalisation,
« « innovation », « contractualisation »,
« expérimentation » : c’est autour de ces mots que s’est
reconstruit, ces dernières années, l’univers sémantique de l’éducation
prioritaire. La dernière décennie
a vu le modèle de l’éducation prioritaire changer profondément : le modèle
de « compensation », de « lutte contre les inégalités » a
progressivement glissé vers « l’égalité des chances » puis vers la
réponse « individualisée » à des « besoins spécifiques »,
au nom de la « diversité des talents ».
Pourtant, lors d’un récent séminaire organisé par la DGESCO,
une participante rebaptisait les dernières lettres de l’acronyme ECLAIR : accompagner, impliquer, réconcilier. En
direction des élèves comme du côté des professionnels, une piste féconde ?
« Notre travail n’est pas de faire bouger les indicateurs, mais de former
des élèves qui sachent des choses » résumait V. Bouysse, inspectrice
générale.